[Si vous envisagez de prendre cette origine pour votre personnage, merci de contacter au préalable Brauxus ou Sylkabe !]
La Triarchie Barclaysienne désigne trois factions se disputant le contrôle d'un territoire et l'héritage culturel d'un empire. Elle est située géographiquement au sud des terres de l'Ordre et du Concile, sur le continent d'Ynix, hors de la région de Srelyvh.
Cette Triarchie, dont chacun des pouvoirs se dispute le titre de successeur à feu l'Empire Barclaysien, est encore jeune. L'équilibre des forces y est fragile, mais dure depuis plusieurs années. En effet, la Triarchie a été fondée sur les ruines d'un cataclysme.
Un jour, alors que les soleils se levaient sur le fier empire des Barclaysiens, situé sur le continent d'Adronid, tous trouvèrent, à leur plus grand étonnement, que les environs de la cité impériale se trouvaient envahis de phénomènes cristallins inexplicables. De nombreux troubles climatiques de grande ampleur suivirent. Rapidement, la panique se répandit comme une traînée de poudre de siffleur, avant même que la catastrophe ne se révèle dans ta totalité.
Une évacuation, hâtive, violente, s’était mise en route, creusant un fossé irréparable entre les mortels et les remortels, sur lesquels le blâme tomba. Des flottes entières partirent sans cap précis, navigant presque à l’aveuglette. Cet événement fut nommé "la grande évacuation".
Fort heureusement, les hardis héritiers de l’Empire formèrent de nouvelles communautés, à jamais teintées des horreurs et du chaos vécus ce jour-là. Les soleils ne se lèveraient alors plus sur l’empire des Barclaysiens.
I- L’Ostravie
La grande République d’Ostrave, appelée l’Ostravie, où seuls les grands électeurs —des remortels officiers dans l’armée—, peuvent voter et élire un Président, qui est donc généralement lui-même militaire. L’Ostravie est réputée pour ses larges steppes, d’où les chasseurs locaux tirent différents biens commerciaux.
C’est une région qui compte de très nombreux remortels qui cherchent fortune dans la steppe et aventure dans les entreprises guerrières qui sont monnaie courante. Ils occupent aussi des fonctions politiques variées, du petit fonctionnaire logistique aux capitaines, sergents qui font la fierté du pays !
L’actuel Président est Othon Varaszdin, remortel de son état, et qui tient le pays d’une main de fer face à des incursions de mercenaires. Les dires les plus fous circulent aux sujets des plans du Président-général. Les plus audacieux parlent même d’une grande invasion qui se prépare…
Le territoire de l'Ostravie est presque désertique, sablonneux, engoncé entre deux chaînes de montagnes.
La capitale de l'Ostravie est Braunsberg.
Si personne ne vous avait dit que Braunsberg était une capitale, vous ne l’auriez pas deviné, tant elle ressemble à une caserne géante. Nichée au cœur de la steppe, le long du fleuve Pilzen, à quelques kilomètres seulement des monts métallifères.
S’y côtoient tout le gratin Ostravien : officiers-électeurs, soldats en tout genre, artisans. La vie y est rythmée par la cacophonie ambiante qui mêle les hurlements militaires et le tintement des marteaux qui s’échappe des manufactures occupées à transformer les produits de la steppe et des montagnes environnantes, le tout surveillé par l’édifice présidentiel, juché sur la colline proclamée “Palatine”.
II-L’Ebenswalde
Reliquat des mentalités féodales barclaysiennes, l’Ebenswalde est régi par un monarque qui partage le pouvoir avec une assemblée exclusivement composée de nobles. Ce royaume est le seul où les mortels barclaysiens, souvent nobles et issus des rares lignées assez riches pour avoir acheté leur évacuation à l’heure du cataclysme, s’accrochent encore au pouvoir dans une tentative permanente de compromis pour essayer de retrouver un équilibre entre mortels et remortels. Le roi actuel est Rothmark Untzingheim, et son pouvoir ne tient qu’au vote des nobles du parlement.
Dans ce royaume, les remortels se font discrets, car ils craignent la fébrilité du compromis entre eux et les mortels. Ils vivent cachés et font de leur mieux pour ne pas divulguer leur Don.
Le souvenir de la grande évacuation est encore vif dans la mémoire collective.
Le territoire de l'Ebenswalde est plus hospitalier que les autres, avec de larges plaines transformées en surfaces agricoles, de nombreux estuaires, mais encore des fleuves qui jalonnent les terres.
La capitale de l'Ebenswalde est Zurlhein.
A Zurhlein, il est coutume de dire qu’un passant voit plus de voiles de bateau en une journée que de toitures : une noria continue de bateaux embarque du grain en provenance de toutes les provinces du royaume, déversant une myriade d’autres biens de consommation qui font la richesse de ce port prospère.
Le palais royal au dôme d’or trône fièrement sur la Hedelplatz, rayonnant de ses multiples décrets. Les nobles qui siègent à l’assemblée, la Diète, vont et viennent, le pas vif, la mine impassible, ourdissant des machinations toujours plus alambiquées pour accaparer un peu de pouvoir, souvent au détriment de l’autorité royale.
III- Le Directoire de la Compagnie Bancaire Impériale du Merevna
Le Directoire de la Compagnie Bancaire Impériale, initialement gestionnaire du trésor de l’Empereur avant le cataclysme, désormais un conglomérat marchands qui occupe la péninsule de Merevna. Ils emploient de nombreux mercenaires pour conduire leurs affaires variées. Nombre de leurs mandatés sillonnent le cube-monde à la recherche de négoces juteux.
C’est probablement l’entité qui observe le moins des enjeux de la remortalité : les gens vont et viennent, mais la richesse, elle, reste. Ceci dit, un remortel qui a conscience de lui-même saura grimper les échelons pour battre la concurrence et se sécuriser une place confortable dans une société qui, plus que tout, valorise la richesse.
La figure visible de la Compagnie Bancaire Impériale est son secrétaire Horst Devienn, l’identité complète du Directoire restant un mystère pour ses citoyens. Mais ceux-ci ne sont pas dupes, ils devinent, derrière les hauts murs du Siège, que des réformes se trament.
Le territoire du Directoire est situé sur une sorte d'appendice rocheux parsemé de forêts, très bien positionné pour effectuer du commerce, grâce à de nombreuses criques et calanques.
La capitale du Merevna est Anschen.
Peu sont ceux qui peuvent se targuer de réellement savoir ce qui se trame dans cette ville maudite. La population y vit dans une sorte d’apathie inexplicable : le pouvoir est partout, et nulle part.
On murmure au coin d’une ruelle ensablée que quelqu’un aurait vu les hirondelles de la Compagnie Bancaire Impériale entrer dans une maison, en sortir une personne encagoulée que l’on n’a plus jamais revue.
En dépit d’une architecture agréable, d’un calcaire blanc qui reflète ardemment la lumière du soleil, le seul vrai trésor, à Anschen, c’est l’intégralité des secrets cachés au Directoire. Ce qui a de la valeur, c’est ce que l’on ne sait pas. Les limiers vont, viennent, s’arrêtent. Les vies filent, défilent, s’oublient.
IV - Le peuple barclaysien
Le quidam barclaysien ne sait pas grand-chose du Mythe, et s’en préoccupe peu. Nombreux sont ceux qui fuient pour éviter une guerre que tous savent inévitable. Ainsi, il n’est pas rare de croiser des combattants désillusionnés, des négociants endettés ou des paysans affamés sur les routes qui mènent à ce qui fut, un temps, un glorieux empire dont la nostalgie est partagée par tous les habitants de la Triarchie.
V - La religion barclaysienne
La religion barclaysienne est généralement nommée le panthéonisme nécropolitain. En bref, les barclaysiens vénèrent des Empereurs défunts dont les actions sont considérées exemplaires. Ils sont élevés à une dignité divine, leur tombeau présenté dans une gigantesque nécropole qui accueille ainsi la dépouille de chaque Empereur.
Les plus médiocres sont relégués dans des caveaux éloignés, avec de simples inscriptions et peu d’ornements, tandis que les plus exceptionnels sont honorés assez régulièrement, essentialisés. Les représentants religieux du Culte résident généralement dans cette Nécropole, pour l’entretenir, et faire vivre les offices. Au-delà de la Nécropole impériale et de son Panthéon, des Avatars divins étaient vénérés un peu partout dans l’Empire: des représentations estampillées par des officiels du Culte, de toutes formes, toutes natures.
On distingue généralement trois Avatars représentés un peu partout et vénérés avec ferveur, mais il y en a bien d’autres, célébrés plus localement ou par des communautés particulières.
Théodorion Ier dit « Le Grand », premier empereur de barclay, essentialisé comme Mourkayne, Avatar du Courage.
Jarkest III dit « L’Empereur-Majordome », essentialisé comme Uthverd, Avatar de la Sagesse.
Albrecht Ier dit « Le Posthume », essentialisé comme Gelaert, Avatar de la Persévérance.
Un Avatar était considéré comme un regard surplombant, une figure tutélaire qui devait inciter chaque sujet à se comporter selon une éthique généralement différente d’un Avatar à l’autre.
Cette religion s’est développée surtout pendant le premier empire, et est passée de mode au second, pour effectivement disparaître des factions de la Triarchie. Pourtant, on raconte que certains paysans, certains traditionalistes, poursuivent les offices, discrètement, sans Nécropole, sans Avatars.
Les barclaysiens de la Triarchie croient peu à cette panthéonisation, mais il est toujours possible de croiser un ou une de ceux qui honorent encore cet vieil us.