Histoire du personnage
Si vous lui posez la question, et que Desaati vous apprécie assez, il vous répondra :
"Je m'appelle Desaati, je suis tombé du ciel il y a 23 ans mais je ne garde que très peu de souvenirs de ce moment là, seulement cette sensation d'être perdu au milieu de nulle part... seulement, cette sensation est restée...
J'ai voyagé, parcouru le cube-monde à pied sans jamais vraiment trouver ma place.
Ce monde est absurde. beaucoup passent leur temps à tisser des liens, prôner l'amour, mais leurs actes sont tout autre... Les êtres vivants de ce monde sont abjectes, ils trichent, mentent, blessent, tuent, et pire encore...
Alors je me suis enfuie... j'ai fui ce monde là, je me suis positionné en tant qu'observateur. Silencieux je ne prenais part à rien, j'apportais volontiers mon aide, mais lorsqu'il s'agissait de conflits, d'intérêts ignobles, de guerres, je fermais les yeux...
Un jour, j'ai rencontré une Onyx, tout comme moi, et tout aussi perdue en ce monde que moi. Elle non plus n'y trouvait pas sa place. Difficile en même temps de trouver sa place dans un monde aussi corrompu.
Nous avons fait un bout de chemin ensemble, voyagé... très longtemps. Et puis je pense que sans même le savoir, ou peut-être sans vouloir me l'avouer, je me suis attaché à elle. A quel point ? Je n'en ai aucune idée...
Nous avons découvert énormément de choses ensemble, et c'est en tombant sur un roman qui s'appelait "Par Amour" complètement par hasard, qu'elle m'a donné un nom. Car un nom, si l'on a pas de parents, et bien on n'en a pas... Alors j'ai pris le nom de Desaati, car elle voyait en moi quelque chose qui lui faisait penser à ce démon dans le livre. Elle, je lui ai donné le nom de Ferrara, car elle était douce, souriante et altruiste. Tout comme le personnage du roman. (Roman disponible à la bibliothèque du Lotus)
Sauf qu'un jour, sans prévenir, elle est partie...
Où ? Je n'en ai aucune idée. Elle est simplement partie, comme l'automne avant l'hiver, laissant le froid prendre la place qui lui revenait.
Je venais de perdre ma seule et unique amie.
Alors j'ai erré, seul. Observateur, le cœur plus froid que jamais. Sans aucun but jusqu'à arriver par hasard à un étrange endroit nommé Les Monts Lotus.
Au début perdu, j'ai tenté de découvrir où tous ces gens semblaient courir sans arrêt. Pourquoi ils étaient sans arrêt occupés à droite à gauche, débordants de vie là où moi, le vide m'habitait.
Et puis un jour, alors que j'arpentais les rues des Monts, je suis tombé sur un être étrange au premier abords. Un sourire carnassier, un long manteau noir, une fourrure argentée contrastée par une gigantesque épée dorée dans son dos.
Comment on appelle ces créatures déjà ? Hm... des... raaahh, je ne m'en rappelle jamais !
Et bien, cette personne, ce Avalon a été le premier à me sourire depuis longtemps. Bien qu'étrange, il dégageait une aura chaleureuse lorsqu'il me racontait ce pour quoi il se battait.
J'ai beaucoup apprécié notre première discussion.
Et c'est ainsi que j'ai fait la découverte d'un regroupement de personnes qui se battaient contre ce en que je haïssais le plus. Des personnes qui œuvraient au quotidien pour un équilibre plus grand qu'eux. Sans intérêts personnels, sans querelles de pouvoirs, ils se donnaient cœurs et âmes dans une noble quête de protection du Cosmos.
Ce fut mes premiers pas au sein du Concile Ecarlate. Portant le fardeau de mes regrets, j'ai décidé de me battre pour ce en quoi je crois."
Présentation du joueur
21/08/25 : §gArrivée§r aux Monts Lotus
?/?/? : Je deviens §8recrue§r au §4Concile Ecarlate§r.
05/10/25 : L'§4Ecarlate Sylkabe§r et l'§1Arbitre Avalon§r vous ont pris sous leur ailes en tant qu'§2Acolyte§r du Concile Ecarlate
?/?/? : Je vais vœux de protéger les autres. Je deviens §3Mire§r.
?/?/? : Respect, Fraternité et Entraide. Je deviens §wPréfet§r.
?/?/? : Je prête serment. Ainsi je serai §bTémoin§r.
?/?/? : J'ai apporté une offrande. Ainsi je deviens §dTisserand§r.
21/12/25 : Départ pour un §2Pèlerinage§r sous le regard du §6Pèlerin Na'Kaar§r.
24/12/25 : J'entame la voie de §5l'ombre§r au sein de la §fRévérence Argentée§r sous l'aile de §1L'Innomable§r.
22/02/26 : Je serai la §cvive flamme§r qui guide les nouvelles âmes rougeoyantes. Ainsi je deviens §3Egide§r du dortoir §4Glorium§r.
03/03/26 : J'apprends à voir son §aOeuvre§r. Ainsi je deviens §2Dahladd§r.
08/03/26 : Je protège et j'aime mes pairs. Je suis élevé au rang de §9Mire Qualifié§r.
§h§p
Je marchais sans but précis lorsque je le remarquai d’abord de loin, sans même savoir ce qui avait attiré mon attention. Peut-être le calme de sa démarche, trop posé pour la rue animée, ou cette manière qu’il avait de se frayer un chemin sans jamais bousculer personne.
Mon regard se fixa sur sa tenue. Une toge blanche, ample, portée par-dessus des vêtements plus stricts, dont la coupe évoquait l’autorité et la discipline. Le contraste était frappant : la rigueur sous la douceur, la fonction dissimulée sous la clarté. Le tissu semblait propre, entretenu avec soin, comme s’il n’était pas un simple vêtement mais un choix réfléchi.
En s’approchant, je remarquai ses cheveux. Blancs. Pas gris, pas argentés, réellement blancs, captant la lumière et encadrant son visage avec une étonnante simplicité. Puis ce fut sa peau sombre, profonde comme l’onyx poli, qui fit ressortir deux marques claires sous ses yeux, de fins traits semblables à des larmes immobiles. Elles donnaient à son visage une gravité douce, presque sacrée.
Il leva les yeux, et je compris alors pourquoi je m’étais arrêté. Son regard, pâle et clair, ne traversait pas les gens : il s’y posait. Quand il croisa le mien, je ne ressentis ni gêne ni pression, seulement une présence attentive, comme s’il m’accordait un instant entier. Puis il sourit. Un sourire simple, sincère, empreint d’une bienveillance qui ne cherchait rien en retour.
À son poignet gauche, alors qu’il passait à ma hauteur, je vis un bracelet de cire blanche immaculée. Fragile en apparence, porté pourtant avec la constance d’un serment silencieux. Ce détail, plus que tout autre, me donna l’impression qu’il ne laissait rien au hasard.
Il passa près de moi, et je sentis cette chose étrange, difficile à nommer : une aura paisible, stable, comme si le tumulte de la rue se heurtait à lui avant de s’apaiser. On devinait en lui une force tenue en respect, contenue par une discipline sévère et adoucie par une compassion sincère.
Je ne sus son nom qu’après coup.
Mais sur l’instant, je compris que je venais de croiser quelqu’un qui cherchait l’équilibre, et qui avançait déjà sur ce fil avec une grâce silencieuse.