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Et dans sa gorge, un rire, et dans ses yeux, la félicité. Non car il est vivant, mais car il ne l'est plus. Car le cadavre a quitté sa tombe !

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  • Profane LeSargosis

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  • Fonction

    Profane

    Race

    Inconnue

    Genre

    Indéterminé

  • Ampoule alluméeAmpoule allumée
  • Réput. HRP

    Présence

    Aucune heure

    Réput. RP

  • Histoire du personnage

    Je m’appelle Ernhart, j’ai 23 ans. Je suis natif d’un petit village minier et côtier. Les gens pêchent ou s’enfoncent sous terre. Ils suent sang et heureux, surtout dans la mine. Des hommes, des mercenaires ou des soldats, au service de ce qu’on pourrait qualifier un seigneur de la région, venaient. Ils prenaient alors, dans de grands chariots, des minéraux, un peu de poisson et de récoltes que nous ne voulions plus. En échange de notre travail, nous avions le droit de rester sur ces terres, de chasser autour, de cultiver et de profiter du moulin. Les doyens du village disaient même que le rôle du seigneur était de nous protéger, mais, la vérité, c’est qu’à part les plus anciens d’entre eux, presque personne n’a de souvenir d’un conflit sérieux. Quand leur protection se faisait sentir, c’est lorsque des bandits de grands chemins faisaient un peu trop parler d’eux ou lorsque des accidents graves arrivaient, dans ce dernier cas, ils servaient de bras comme nous pour éteindre des flammes ou déblayer les débris des effondrements. Ma mère se prénommait Lydia. Elle était la fille d’un mineur de la région. C’était une femme très mince, fragile, qui travaillait toujours la maison et les tâches pour notre confort. Mon père s’appelait Jack. Quand il la rencontré, il était mineur et connu pour sa taille et sa force imposante. Ils s’aimaient. J’avais peut-être 8 ans quand, ce qu’on appelle dans le village l’Effondrement se produisit. Un jour, des hommes arrivèrent, sales et crasseux à la maison, c’était des amis de la famille. Rapidement, ils nous signifièrent qu’une partie de la mine c’était effondré et, comme de nombreux hommes, mon père avait été coincé. J’ai des souvenirs flous de ce moment, sinon la panique, la tristesse et l’inquiétude. Pendant des jours, le village et les hommes du seigneur travaillèrent pour sortir les survivants et les cadavres de sous la terre. Mon père s’en sortit, mais certainement pas indemne. Les temps furent difficiles. Quand j’ai vieilli, j’ai tout simplement compris que mon père, un mineur apprécié de ses confrères, n’était plus capable de retourner sous terre, il paniquait. Dès ce jour, il se mit à travailler comme pêcheur et aidaient les cultivateurs de la région. J’ai hérité du mélange de la fragilité maternelle et de la force paternelle, une moyenne des deux en quelque sorte. Ma mère mourut alors que j’avais 12 ans. Rien de bien extravagant, seulement la maladie. Quand je vieillis, on comprit rapidement que je ne pourrais pas travailler dans les mines comme les mineurs. Pourtant, prendre la mer quelques jours pour la pêche était impossible pour moi : mon père ne pouvait gagner sa vie et s’occuper du terrain seul. La mine restait la solution la plus adéquate : payante, mais proche. Mon père avait encore des contacts parmi les travailleurs de la mine et très tôt, grâce à ses contacts, je devins l’apprentis d’un de ces experts qui s’assurent que l’air n’est pas viciée quand on est trop profond, qui s’assure de la qualité des minéraux extraits, qui les rend plus purs et qui prépare la TNT nécessaire. On disait de lui, à la blague, que c’était un magicien ou un sorcier, mais pour l’agacer, on disait qu’il était alchimiste. Il répliquait alors, avec colère parfois, qu’il était chimiste. C’était un homme pragmatique et appliqué, mais sans curiosité. Alors que moi, dès mes premiers apprentissages, je me passionnais pour ces choses inintéressantes aux yeux de beaucoup. La curiosité à vrai dire me dévorait. Mes parents avaient été bons, doux avec moi, attentionnés, pourtant, je restais froid. Longtemps, Jack cru que c’était l’adolescence. Dans l’atelier du chimiste, à 20 ans, travaillant presque seul, je me rendais compte que c’était autre chose. Je me sentais vide. Ni leur amour ne parvenait à combler ce vide, ni le travail bien fait et les remerciements des mineurs. Non, seul la curiosité, la recherche, découvrir de nouveaux objets, de nouvel horizons me remplissaient. Malheureusement, bourrer, certes, adéquatement des tubes de poudre, ça n\'a rien de stimulant. Ce village aride, où on ne s’occupe que de miner, cultiver et manger devînt rapidement une prison pour moi. Un jour, un voyageur me parla d’autres villes, d’autres contrées. Ce fut dévorant pour moi. Un jour, peu après mes 21 ans, mon père eu une attaque. Rapidement, il devînt moins autonome. Les gens s’occupaient de lui, à cause de mon chagrin, avec un certain respect. Moi, j’essayais de retarder l’échéancier : une fois qu’il serait de ma responsabilité, je serais définitivement prisonnier. Mes rêves de voir le monde se terminerait. Après un an, je compris que je ne pourrais pas m’en occuper sans devenir fou. Je buvais parfois, je quittais la maison le plus souvent possible, je travaillais le plus possible. Un jour, je fis l’impensable. Une des familles du village était beaucoup trop grande pour leur maison, presque 11 enfants, entassés dans une maison trop petite. Incapable de travailler assez à cause de la distance de leur maison avec la mine et le village. Je leur proposais alors de prendre ma maison, en échange, il s’occuperait de mon père. L’homme accepta, je le savais fiable ou je voulais m’en convaincre. Je parti le lendemain, un sac à dos, mon masque à gaz en souvenir, quelques éprouvettes et fioles subtilisés à mon ancien maître. Je parti, loin, espérant que nul ne me cherche, que mon père comprenne. Pourtant, quand je l’imagine là-bas, relativement en santé malgré son état, je l’imagine à la fenêtre de notre maison, se demandant pourquoi son fils, dont il avait pris soin et qui l’avait tant aimé, l’avait abandonné, entre bonne main, mais égoïstement. Alors, je sens ma poitrine se serrer et j’avance. Je dois trouver cette terre, cette contrée, sinon, je n’aurais que la honte. Il y a certainement des mystères à percer qui me satisferont, alors, certainement, je pourrais retourner chez moi.

    Présentation du joueur

    En attente.