Histoire du personnage
§t§7Journal de Brume§r§r
3 - §1§fLongues-Glaces§r§r, Ocrefeuille 8 :
§yAnémone a dormi tout le long du chemin. Nous sommes enfin arrivés à destination. Les conditions risquent d’être rudes, mais c’est très certainement le mieux à faire. Mon oncle a déjà commencé à vérifier que la zone était sans danger et propice à notre installation, que j’espère temporaire. Nous avons décidé de repartir de zéro, littéralement : la naissance d’Anémone marque notre année 0.
§y[citation]Je sens en moi ce mélange d'angoisse et d'espoir, ce frémissement nerveux avant de planter la première graine d'une nouvelle vie.[/citation]
3 - §1§fLongues-Glaces§r§r, Ocrefeuille 9 :
§yIl était assez agité, confus, mais à la fois excité par cette nouvelle vie. Sa jeune insouciance nous redonne à tous le sourire et l’envie de continuer. Il y a quelques ressources à proximité, mais nous devons les utiliser avec prudence ; il ne faudrait pas épuiser ce que le lieu peut nous offrir. La température commence déjà à descendre. Notre priorité est de trouver de quoi nous réchauffer, et de construire des abris pouvant nous protéger des intempéries et du soleil pour Anémone.
§y[citation]Je l’observe jouer avec une brindille, ignorant la morsure de l’air. Il est ma lumière fragile dans cet hiver sans fin.[/citation]
3 - §1§fLongues-Glaces§r§r, Froidael 1 :
§yNos bases sont solides. Anémone reste la plupart du temps à l'abri dans la forêt, dans nos rudimentaires abris. Il ne questionne pas l'absence de son père, ce qui me soulage.
§y[citation]Parfois, je crois lire une lueur d’interrogation dans ses yeux, mais il détourne vite le regard. Il est si brave...[/citation]
3 - §9§fLongues-Glaces§r§r, Froidael 3 :
§yJe lui ai raconté comment nous sommes tous arrivés dans ce monde : par le ciel. Il était abasourdi. Le fait que nous ne soyons pas une famille formée par des liens de chair, mais par le hasard des cieux, lui semblait complètement absurde, mais il n’a pas remis ma parole en question. J’ai vraiment de la chance d’avoir un fils comme lui…
§y[citation]Peut-être qu'un jour il comprendra que tomber du ciel ne rend pas la solitude moins lourde.[/citation]
3 - §1§fLongues-Glaces§r§r, Givrevent 12 :
§yLe froid est fatal. Ma sœur y a succombé. Nous organiserons une cérémonie lorsque le ciel nous permettra de sortir. Anémone n’arrête pas de sangloter. J’aurais aimé pouvoir lui offrir une vie normale.
§y[citation]Pour tenter de l'apaiser, je lui ai fredonné une mélodie que nous avons inventée ici, ensemble, un soir où la peur semblait moins forte.[/citation]
§h§p
4 - §6Hauts-Soleils§r, Sacrefeu 18 :
§yNos récoltes sont plutôt bonnes pour la première fois. Nous avons profité de la chaleur pour faire des réserves de viande ; les canards nous ont sauvé la vie.
§y[citation]C’est étrange comme le moindre événement heureux semble ici presque miraculeux. Même les anciens sourient à nouveau.[/citation]
4 - §6Hauts-Soleils§r, Sacrefeu 29 :
§yLes cheveux d'Anémone prennent des reflets iridescents. Je me demande pourquoi.
§y[citation]Cela lui donne un air d’autre-monde, comme s’il appartenait déjà aux étoiles.[/citation]
§h§p
24 - §6Hauts-Soleils§r, Luminiel 3 :
§yAnémone a disparu.
§ySes affaires également.
§yJe ne comprends pas.
§yNous sommes tous très inquiets.
§yJe ne peux m'empêcher de penser que c’est de ma faute.
§yExcuse-moi, mon fils.
§yJ’espère que rien ne t’arrivera…
[center][citation]§iJe t'aime§r[/citation][/center]
Présentation du joueur
Quiche en français.
§h§p
Petit personnage qui sort occasionnellement des petits papiers de son chapeau
§h§p
Par Hypsos bbstar
« Dans l’infinité des milliards d’étoiles qui viennent composer le si vaste ciel, à la surface de l’une d’entre elles, exposée aux Soleil, une silhouette brûle. C’est incandescent, c’est phosphorescent, c’est même effervescent : une peau albâtre se met à luire d’une douleur qui sublime. C’est ce que l’on pense des Onyx, quand ils sont albinos. Il y a déjà longtemps, la même lymphe coulait dans mes veines, les mêmes glandes s’agitaient au fil du rythme mécanique d’un corps. Je voyais Anémone comme un frère curieux, parce qu’ils sont bien peu nombreux à être comme lui, et le tempo des cyclames à se croiser me faisait l’observer, le détailler, comme on regarderait ce qui est à la fois tellement similaire à nous et pourtant magnifiquement différent. Peut-être que des peuples ont vu les Onyx blancs comme des envoyés divins, ou peut-être qu’ils les ont chassés comme des bêtes maudites. Les Peuples, soient-ils vastes ou réduits, soient-ils persécutés ou vindicateurs, ont la fâcheuse manie de s’entre-dévorer, de se ravager, de se déchiqueter. Le petit-fils de l’Océan l’aura observé, de plusieurs manières. Son Maudit Mentor, dont la cape bleutée se couvrirait d’étoiles, lui a échappé très vite, et pourtant ! Anémone en a tiré les leçons d’audace.
Lui aussi, il s’acharne à jouer les funambules, marchant pas à pas sur une ligne ô combien dangereuse, vers un éther ô combien prometteur.
Lui aussi, il s’est entiché de la promesse que l’on se fait à soi-même de ne jamais perdre son esprit quand l’on vient à ployer le genou, face à Grand-Papa, face à la Lumière même, ou face à tout ce qui est Sombre.
Lui aussi, il farfouille du côté des choses occultes, ces affaires qui font se pincer le nez à tous les bons samaritains qui baignent du côté des clartés.
Le Déclin des Cieux et la Chuchoteuse ont enfanté un curieux projet. Un Onyx à l’appétit gargantuesque, un petit ogre des savoirs, qui ne cessera jamais de vouloir apprendre, de vouloir comprendre, et qui, avançant sur ce fil de rasoir, se sciera mille fois les pieds, les chevilles et les mollets, avant même d’hésiter à se figer. La chaleur du Bélier viendra le brûler quelques fois, et ainsi immolé, il avancera plus vite ; car jamais un petit insecte, à la lymphe verdâtre, aux gestes si rapides qu’ils se taisent dans une discrétion forcée, ne cessera de grimper. Il lui faudra arpenter avant ça cent branches, gratter trop d’écorce, s’empoisonner quelques fois aux feuilles mortes, avant d’atteindre la bonne cime, le bon interdit. Il le franchira, ou s’y arrêtera ; mais cet instant-là sera le sien, il sera ce qui déterminera tout de sa vie. De là-haut, congestionné d’une érudition aussi avide, il hésitera, pour la première fois, et je suis prêt à parier qu’il fera le bon choix. Celui qui le portera plus loin encore, dans une position nouvelle, qui lui fera étendre ses ailes, pour s’inscrire dans les étoiles qui l’ont fait chuter. »